La Zona, le thriller sur le nucléaire des frères Sánchez-Cabezudo

Pour son édition 2017, le MIPCOM comptait trois avants-premières espagnole dont la Zona, une création originale des frères Sánchez-Cabezudo.

La Zona est une série post-apocalyptique qui pourrait tout à fait se dérouler en France. En effet, la fiction évoque la thématique délicate du nucléaire.

Entretien avec Les frères Sanchez Cabezudo :

Les Frères Sanchez Cabezudo oeuvrent dans l’ombre depuis plusieurs années. En effet, ils ont collaboré sur de nombreuses séries espagnoles à succès telles que Grand Hôtel, Velvet, Bajo Sospecha, Victor Ros. Toutes fois, La Zona est leur première création originale. Ils étaient présents au MIPCOM 2017 pour présenter la série aux diffuseurs internationaux. A cette occasion, les frères Sanchez Cabezudo ont accordé un entretien en français à La Montée Ibérique. L’occasion pour eux de revenir sur les prémisses de ce programme qui pourrait tout à fait se retrouver sur une chaine française.

La Zona, un thriller qui touche l’actualité :

La Zona est un des nouveaux grands projets de Movistar + qui s’est donné pour objectif de sortir un nouveau programme par mois. La fiction très réaliste se déroule dans un univers post-apocalyptique. En effet, elle raconte de quelle façon une petite ville espagnole affronte les conséquences d’un accident nucléaires quelques années après qu’il se soit produit. Au sein de cet univers sombre, la population tente de se relever. Malheureusement, la reconstruction s’avère difficile surtout que des crimes sinistres viennent effrayer les populations.

La Zona est une série qui s’inscrit dans la lignée des thrillers espagnols mais pas seulement. Effectivement,  le programme est aussi une métaphore de la crise politique et économique qui touche le pays. Par ailleurs, la fiction séduit aussi par son casting qui rassemble de nombreux grands acteurs dont la comédienne Emma Suarez qui revient après des années d’absences sur le petit écran. Face à elle, la génération télévision si on peut les qualifier ainsi est portée par Alvaro Cervantes,  Marina Salas, Inma Cuevas, Maria Cantuel, Manolo Solo, Juan Echanove, Sergio Peris-Mencheta et Carlos Bardem.

Pour l’instant, La Zona n’a pas de diffuseur français, mais son sujet pourrait tout à fait intéresser une chaine francophone. En tout cas, les frères Sanchez Cabezudo sont prêts à assurer la promotion francophone. Comme vous pourrait le constater, il maitrise parfaitement le français ! 

Gogol, une version moderne de l’oeuvre du dramaturge Russe

Avec plus de 20 avants premières, le MIPCOM condense le meilleur de l’audiovisuel international. L’événement est donc l’occasion rêvé de découvrir des fictions surprenantes venues des quatre coins du monde. Parmi elles, Gogol, une série venue de Russie inspirée d’une oeuvre littéraire du 19 ème siècle.


Un siècle après la révolution d’Octobre, le MIPCOM met la Russie à l’honneur de son édition 2017. Il lui consacre un programme dédié – Russian Content Revolution. Ce dernier comprend un World Premiere TV Screening, plusieurs international screenings, des conférences et des événements de networking. Il est très rare de voir une fiction russe à la télévision française. Pourtant, la Russie investi de plus en plus dans des programmes originaux Ainsi, le pays a été déjà adapté de nombreuses séries étrangères et notamment espagnoles telles que El Barco ou El Internado. Pour cette nouvelle édition du Mipcom, Russian Content Revolution programme a présenté des contenus originaux aux diffuseurs internationaux en mettant en avant deux séries : Trotsky et Gogol.

Gogol, une fiction à la fois film et série :

Produit par TV-3 et Alexader Tsekalo’s Sreda company, the Gogol est une série de 8 épisodes, mais aussi un long-métrage. En effet, les différents chapitres ont été condensé en un film dynamique qui a fait un très bon score au box office russe. Par la suite, Gogol a aussi connu une carrière internationale puisque la version cinématographique est sortie en Espagne, en Allemagne, en Angleterre, en Autriche et à Chypre.

Gogol Origins est basée sur la nouvelle « Evenings on a farm near Dikanka (1831) » écrit par le dramaturge russe Nikolai Gogol. Poète, écrivain, critique, il est considéré comme l’un des auteurs classiques de la littérature russe notamment à l’origine du « Russian mystery fiction ». Souvent comparé à  Edgar A. Poe, certaines de ses oeuvres mystérieuses mêlent la vie réelle et le genre fantastique. 

Le film et la série reprennent donc fidèlement la nouvelle de l’auteur qui est en quelque sorte une fiction autobiographique ayant connu un succès international. 

1829, Gogol est un écrivain désespéré. Son dernier livre a été qualifié de médiocre au point qu’il décide de racheter chaque exemplaire pour les bruler. De plus, des crises d’épilepsies de plus en plus importantes l’empêchent de se remettre au travail. Yakov Guro un célèbre détective vient à sa rencontre et pense qu’il peut l’aider à résoudre une affaire. Ensemble, ils se rendent à Dikanka pour démasquer l’assassin d’une série de meurtres de jeunes femmes. Une fois sur place, le jeune secrétaire est assailli de cauchemars qui se fondent avec la réalité et le rapproche dangereusement de l’assassin… Ce petit village en apparence normal cache de lourds secrets…

Gogol, une adaption moderne qui a fait polémique :

Le premier épisode de la série a été diffusée en présence d’une salle pleine curieuse de découvrir cette adaptation cinématographique. Il faut dire que le résultat est plutôt surprenant. En effet, les producteurs ont mis de gros moyens et cela se ressent notamment au niveau des effets spéciaux. Les décors sont soignés et le mystère est bien au rendez-vous au point que nous sommes rapidement immergé dans cet univers à la fois horrifique et fantastique. De plus, la force de la fiction réside aussi dans le fait qu’elle ne cherche pas spécialement à se prendre au sérieux. Ainsi, le thriller fantastique est parsemé de quelques scènes comiques qui apporte de la légèreté au récit. Le personnage de Gogol est quelques fois en autodérision si bien qu’il est difficile de cerner ce qui relève du rêve ou de la réalité.

Toutes fois, cette version moderne d’un classique de la littérature russe n’a pas fait l’unanimité. En effet, en Russie certains ont déploré le fait que la version cinématographique était trop choquante notamment à cause de scènes de nues ou violentes. D’autres ont déploré cette reconstitution fantastique de la vie de l’auteur ou la disparition de quelques détails du parcours de Gogol.

A la découverte des acteurs russes :

Certes peu populaire en dehors de leur pays d’origine, les acteurs russes gagneraient pourtant à l’être d’avantage. Gogol est interprété par Alexander Petrov, un comédien de 28 ans ayant participé à de nombreuses séries en Russie. Il apporte du cachet au personnage et ce petit côté maladroit qui le rend attachant. Cet écrivain au bord du gouffre est aussi face à un dilemme amoureux inquiétant. En effet, Gogol fait une charmante rencontre durant son investigation en la présence d’une certaine Taisiya Vilkova qui joue une jeune femme mariée qui ne laisse pas l’enquêteur indifférent. Agée de 20 ans, la comédienne est aussi connue pour être une star du petit écran. Elle était d’ailleurs présente lors de la présentation cannoise et a été sollicitée à de nombreuses reprises par les journalistes russes présents pour le Mipcom. Enfin, l’autre femme est jouée par Julia Frantz.

En résumé, Gogol est une oeuvre qui n’a pas laissé le public Russe indifférent. Adoré ou critiqué, le fait est que cette série ou ce film démontrent que le cinéma Russe peut parfaitement s’internationaliser. D’ailleurs, on murmurerait que Netflix est déjà intéressé par le programme…

Affaire à suivre !

 

Rencontre avec l’équipe du film Las Hijas de Abril

Emma Suarez, Ana Valeria Becerril et Michel Franco étaient présent au 70 ème Festival de Cannes pour présenter le film Las Hijas de Abril.

 A cette occasion, j’ai pu les  rencontrer pour le site La Montée Ibérique.

Les Filles d’Avril est le dernier long-métrage du réalisateur mexicain Michel Franco. Le cinéaste signe ici une oeuvre très singulière et dérangeante. Il s’attaque ainsi à la complexité de la relation mère/fille par le biais de trois femmes dont deux entreront en conflit : Valeria (Ana Valeria Becceril) et Abril (Emma Suarez).

Rencontre avec Emma Suarez :

Emma Suarez est l’une des meilleures actrices de sa génération. C’est le constat qu’à fait Michel Franco à propos de celle qui fût la comédienne principale de Julieta le dernier film de Pedro Almodovar. Elle joue chaque rôle avec une intensité extrême et n’hésite pas à s’impliquer entièrement dans chaque personnage. Ainsi, pour les Filles d’Avril, elle a été jusqu’à vivre dans la maison du tournage.

L’entretien avec Emma Suarez s’est déroulée en toute simplicité. Malgré son immense carrière, Emma est une comédienne simple, discrète et franche. Personnellement, ce fût un honneur d’interroger cette grande dame du cinéma espagnol.

Michel Franco, l’adepte des personnages complexes :

Michel Franco aime créer des personnages difficiles à cerner. Ainsi, il n’est pas évident de déterminer si Avril est bonne ou mauvaise. Durant l’entretien accordé pour le site La Montée Ibérique, il est revenu sur le processus de création du film Les Filles d’Avril.

Ana Valeria Becerril, un talent à suivre :

Ana Valeria est la benjamine du casting. En effet, encore étudiante, il s’agit de son premier tournage pour le cinéma. Malgré cela, elle a fait preuve d’un excellent jeu n’hésitant pas à repousser ses limites démontrant ainsi ses talents d’interprète.

Ana Valeria Becerril a répondu aux questions avec professionnalisme. Néanmoins,  elle avait juste une appréhension : que l’entretien se fasse en français.

Prix du jury de la compétition Un Certain regard, le long-métrage Les Filles d’Avril est sorti dans les salles françaises depuis le 2 août. Par ailleurs, vous pouvez lire la critique du film sur La Montée Ibérique.

#FTV17, l’interview de Laia Marull

Laia Marull était présente à Monaco à l’occasion de la nomination de La Xirgu au 57 ème Festival de Télévision de Monte-Carlo. Actrice discrète sur la scène médiatique, elle a toutes fois accepté de se confier en français sur les étapes de sa carrière. 

Laia Marull est une grande actrice espagnole comme il en existe peu. Avec trois premios Goya l’équivalent des Césars en Espagne, elle fait partie des interprètes les plus primés de sa génération. Pourtant, Laia est une personne plutôt timide qui communique rarement.  En effet, accordant très peu d’interviews, cette catalane de naissance travaille selon ses envies en privilégiant les tournages dans sa région. Sa réputation dans le métier lui offre l’opportunité de choisir ses rôles. Un privilège qui lui permet de suivre ses envies et ses inspirations. En 24 ans de carrières, elle a enchainé productions télévisuelles, cinéma et théâtre. Dans ces conditions, on peut dire que c’est une interprète inclassable.

Un entretien en toute simplicité :

Présente à Monaco pour représenter le tv-movie la Xirgu, Laia est venue dans la principauté pour promouvoir ce programme qui retrace la vie de Margarita Xirgu, une grande dame du théâtre qui s’est dressé dans les années 20 contre la censure.

A cette occasion, j’ai pu la rencontrer pour le site La Montée Ibérique. Nous étions déjà en contact pour des interviews écrites. Effectivement, je lui avais déjà consacré un article lors de sa participation à la série Carlos Rey y Emperador. Produite par Diagonal TV, cette fiction retraçant la vie de Charles Quint fût diffusée en 2015 sur TVE. Laia interprétait Juana de Castilla dit Juana la Loca, la mère de l’empereur. A l’époque, j’avais été impressionnée par sa performance et je suis depuis de très près sa carrière.

 Cette fois-ci, nous avons pu faire une interview filmée quelques minutes juste avant la clôture du Festival.  Malgré un timing très serré, elle s’est prêtée en toute simplicité et en français au jeu de l’entretien. Il faut dire qu’elle maitrise très bien notre langue. De plus, elle avait assuré une semaine auparavant la promotion parisienne du film La Madre sorti dans les salles françaises le 14 juin. 

Malheureusement La Xirgu n’a pas remporté de Nymphe d’or. Toutes fois, il est fort probable qu’il arrive sur les écrans français. 

Passage dans l’émission Top of the short.

L’émission Top of the Short a réalisé une émission spéciale Festival de Cannes. A ce titre, ils ont repris un extrait de l’interview de Juanjo Giménez réalisé pour le site La Montée Ibérique. 

L’émission Top of the Short a profité du 70 ème Festival de Cannes pour faire un épisode spécial dédié à l’événement. A cette occasion, ils ont repris le 21 mai dernier, un extrait de l’interview de Juanjo Giménez réalisé pour le site La Montée Ibérique.

Timecode, le premier court espagnol à remporter la Palme d’Or.

Juanjo Giménez a créé la surprise lors du 69 ème festival de Cannes. En effet, ce cinéaste catalan et professeur de cinéma a remporté la palme d’or du meilleur court-métrage avec son film Timecode. Il est ainsi devenu le seul espagnol a avoir été primé dans cette catégorie.

Mais, La palme d’or n’était que le début de la reconnaissance pour Juanjo Giménez. Effectivement, le cinéaste catalan fût par la suite l’un des candidats à concourir aux Oscars.

Synopsis : Timecode est un drame de 15 minutes qui raconte l’histoire d’amour entre Luna (Lali Ayguadé), un agent de sécurité qui travail dans un parking. Elle trouve une manière originale de communiquer avec son compagnon de travail Diego (Nicolás Ricchini). Il ne se parle jamais, se croise peu. Pourtant, ils échangent de manière artistique chaque soir…

Top of the Short, l’émission du court :

Top of the Short est le rendez-vous exclusif des courts métrages de CANAL+CINÉMA. Le magazine propose quarante-cinq minutes de films courts, sélectionnés aux quatre coins du globe pour leur singularité, décalage, et surtout leur qualité. En conclusion, l’émission est un voyage au coeur d’un cinéma éclectique et libre tous les dimanches soirs sur Canal+ Cinéma.

L’intégralité de l’interview est disponible sur la page youtube du site La Montée Ibérique. Vous pouvez voir l’extrait ainsi que le court-métrage Timecode sur la page Facebook de l’émission.

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